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Les Beaux Arts en Monaco Principauté

Conservatoire du Passé - Guide pour la préservation de notre patrimoine artistique

Pourquoi devons-nous conserver le patrimoine artistique de l’humanité?
Un tableau, quelque soit le sujet représenté et, quelque soit l’époque à laquelle il a été composé, a toujours le pouvoir de nous toucher par sa beauté. Dans sa trame et dans ses couleurs, il reflète tout l’amour avec lequel l’artiste l’a peint et illustre comment il interprète l’esprit et les sentiments de son époque.

Raison de plus pour mieux conserver notre patrimoine artistique. En effet, que l’on possède un chef-d’œuvre de grand-maître, daté et signé, ou une toile peinte par un artiste anonyme, cette œuvre ne peut jamais être remplacée en cas de disparition. Il faut avoir conscience que les matériaux employés par l’artiste, ses couleurs et ses vernis, ainsi que le support pictural choisi, que ce soit la toile ou le bois, sont sujets à dégradation au fil du temps, et le processus commence dès que le tableau sort de l’atelier de l’artiste.

La dégradation d’un tableau se développe en général lentement dans le temps, mais peut être très rapide dans certaines circonstances. Le lieu d’exposition d’un tableau, les variations climatiques de ce lieu, une température locale excessivement rigoureuse ou encore un taux d’humidité excessif, sont tous des phénomènes qui contribuent à une telle évolution. Ainsi, un soleil d’été trop fort déteint les couleurs d’un tableau, et tout particulièrement, les couleurs d’une aquarelle. C’est pourquoi un tableau doit être protégé de la lumière directe des rayons du soleil. Les changements brusques de température ou d’humidité favorisent la fissuration des supports en bois et détériorent les couches de peinture par la formation de bulles ou de fissures.

Un autre danger qui menace un tableau, est lié à son mode de suspension au mur. La défaillance d’un crochet, d’une tringle ou d’un fil de sustentation a pour conséquence une chute imprévue du tableau et des dégâts d’une nature autrement grave. Les tringles en inox ou en cuivre et des fils de fer ou de cuivre sont les meilleurs moyens d’accrocher un tableau. Toutefois, il arrive souvent par exemple, que le fil de cuivre retenant un tableau et caché derrière celui-ci, s’use à l’insu de son propriétaire. Il est donc indispensable de contrôler périodiquement les tableaux et leur mode de fixation.

La Sainte Catherine – Hendrik van Balen (Anvers 1575-1632).
Tenez la souris au-dessus du tableau et vous verrez l’état de ce tableau avant, pendant et après sa restauration.

Il convient également d’être attentif au mobilier dans le voisinage d’un tableau qui est généralement suspendu au-dessus d’une commode agrémentée de sculptures en bronze ou autres objets aux arêtes vives ; en effet, l’ensemble des dégâts que subi un tableau, suspendu de manière peu sure, en tombant directement du mur au sol sont mineurs par rapport aux dégâts collatéraux résultant d’une chute sur ces divers objets qui risquent d’infliger des perforations voire des déchirures à la toile. Enfin, une toile délicate et fragile, tendue sur un cadre massif richement orné, sera exposée dans le cas d’une chute à des dégradations d’autant plus importantes du fait du poids du tableau.

Lors de travaux dans une salle où des tableaux sont exposés, on a coutume de poser les tableaux au sol contre le mur. C’est à déconseiller formellement. Les assurances estiment que cette disposition est responsable d’environ 50 % des cas de dommage aux tableaux ; en effet, dans ce cas, les dommages peuvent résulter de coups de pied involontaires, de déplacements de mobilier sans précaution, voire du maniement approximatif de l’aspirateur.

Une vigilance accrue est nécessaire dans le cas du déménagement d’un tableau. Malgré un emballage en caisse dans les règles, le support du tableau peut être soumis à des efforts de torsion et la caisse peut être imprudemment exposée à la pluie. De plus, c’est une circonstance ou le risque de vol est élevé. Apres cet examen cursif des précautions à observer en exposant un tableau, passons en revue quelques remèdes dans le cadre des possibilités de la restauration de tableaux.

On doit tout d’abord signaler que les propriétaires de tableaux peuvent généralement obtenir des musées publics, un avis sur l’état de préservation de leurs tableaux et, le cas échéant, aide et conseil sur le type de restauration à envisager au cas par cas. Ainsi, lorsque des couleurs du tableau déteignent, ou que le support est corrodé par des substances nocives dans la poussière, il est recommandé, surtout pour les aquarelles, de protéger la peinture derrière un verre particulier qui est traité pour éliminer 95 % des rayons uv de la lumière, prolongeant ainsi la durée de vie de la peinture. Actuellement, des études reconnues ont inspiré un corps de techniques de restauration ayant pour objet la pérennité des œuvres d’art tout en respectant leurs origines et leurs histoires.

En premier lieu, le Restaurateur peut retirer la couche de vernis qui s’est assombrie avec le temps et révéler ainsi, les couleurs originelles du Maître Ancien. Dans le cas ou la toile du tableau est endommagée en divers endroits, voire perforée, le Restaurateur doit envisager le ré entoilage du tableau, procédure qui consiste à mettre une nouvelle toile sous l’ancienne. Pour les tableaux sur bois, dans des atmosphères de grande humidité ou de sécheresse excessive, le support peut se déformer, voire se fendre et la peinture s’écailler et le Restaurateur doit pallier ces difficultés et protéger le bois contre les termites. Occasionnellement, le Restaurateur est appelé à séparer la peinture de son support afin de traiter et restaurer le support en bois ; dans de rares circonstances ou le support n’est pas récupérable, il est possible de le remplacer par un nouveau support en bois.

La tache la plus difficile dans la restauration de peintures d’art est la réparation des nettoyages, le plus souvent de la part « d’amateurs » mal éclairés, qui ont mal tourné ; la délicate opération de nettoyage avec tampons de coton et solvants peut faire disparaître aussi les couches de peintures sous le vernis, éventuellement jusqu'à la toile. Il est très aisé de détruire involontairement la surface délicate d’une œuvre d’art, cette zone ou l’artiste applique les teintes, les glaçages, voire sa signature. Malheureusement, dans ce cas, le tableau a subi des dommages irréversibles. Les Maîtres Anciens appliquent sur les traces inférieures de peinture, des couleurs transparentes, les glacis, qui donnent profondeur et richesse à l’œuvre. Le Restaurateur pourra limiter ces dommages, mais ne sera jamais capable de remplacer la peinture originale une fois qu’elle a disparu.

En conclusion, l’art de la Conservation nous permet de préserver et d’apprécier la beauté des œuvres d’art anciennes que nous avons hérité de nos Ancêtres Peintres. Il nous permet de transmettre aux amoureux d’art à venir, les mêmes tableaux qu’ils pourront, à leur tour, chérir et apprécier.

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